Bienvenue.


Je tiens ce blog en parallèle à un autre. Celui-ci est mon blog d'écriture, en quelque sorte. J'y fourre mes textes, mes poèmes, mes réflexions. Ça fait du bien parfois de déballer tout son sac, de faire le point. J'aime plus que tout lire et écrire. Le rêve total, l'évasion, le recul par rapport à la vie... Si la lecture et l'écriture n'existaient pas, j'aurais voulu les inventer.

Retour à la case départ ? Pas tout à fait. Plutôt une renaissance.


Aurélie, quinze ans, envie de VIVRE. [ * ]
Je suis loin d'être parfaite. Je suis comme je suis. Je suis moi. Point.

Aυяέℓιε
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# Posté le mercredi 23 avril 2008 09:13

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 10:32

|| Plumes à Papote ||Mon texte paru dans le numéro 1.

[Sujet 2]
Ecrivez un texte à la première personne du singulier qui mettrait en scène votre peur (sentiments, réactions, affrontement).


___Nous sommes le 13 septembre 2008. Il nous reste une poignée de minutes à vivre, une heure tout au plus. A minuit débutera la nouvelle ère glacière, horriblement plus tôt que prévu. A cause de l'insouciance des hommes, le climat s'est complètement déglingué ! Les saisons ont d'abord commencé par s'inverser : les matins d'été c'était de la neige en abondance qui recouvrait le paysage. La population tout entière était effrayée, son impuissance désormais totale. Puis le froid, tel un cataclysme s'est généralisé partout sur terre, toutes périodes de l'année confondues. Beaucoup de personnes y ont succombé. Par la suite, les températures sont descendues dans le négatif profond... Cette chute vertigineuse conduirait fatalement à notre perte.

___J'occupe seule la maison ; je n'ai plus revu mes parents et mes frères depuis leur départ, une après-midi d'août, pour une courte promenade sur les quais de Rouen. J'ai effectivement eu le temps d'imaginer le pire... Il y a trois semaines, la glace s'étant formée en tous lieux a endommagé les lignes téléphoniques et électriques donc je n'ai plus aucun contact avec mes amis ou les voisins. Personne ne peut sortir de son foyer, sous peine de mourir gelé sur place. Les rues sont désertes. Fini le collège, au revoir les fous rires entre amis, adieu le théâtre. La douleur est telle que je me sens sur le point d'exploser à tout moment. Maintenant je n'ai plus que ma solitude à laquelle m'accrocher.

___Chaque jour passé confirme un peu plus ma difficulté à résister au froid. L'approvisionnement est devenu impossible. Malheureusement pour moi, le placard est déjà vide. Tiens, ce paquet de biscuits Petit-Beurre fera office de dernier repas. Je vais sûrement bientôt mourir, transie par le froid et la faim, comme beaucoup d'autres... Mon destin tragique est déjà tracé d'avance et je trouve quand même le moyen d'en avoir peur !
Tous les jours, je demeure dans ma chambre humide, glacée, ce nid de survie que j'ai aménagé selon les circonstances. Plus d'électricité, plus de chauffage. Je m'éclaire donc à la bougie et tente de me réchauffer, vêtue de quatre pulls, trois pantalons, dix paires de chaussettes... Pour me remonter le moral, je chante. Peut-être faux, là n'est pas la question. Et puis j'écris, je lis, j'écris encore, je lis de nouveau... Cette unique touche de bonheur illumine mes soirées.
Chut, attendez... Non. Je...enfin si ! Je viens d'entendre un bruit qui provient de l'étage du dessus, on dirait un enfoncement de porte ! Partagée par mon angoisse, c'est finalement ma curiosité qui l'emporta.

___Je montai alors les escaliers qui mènent au couloir de la salle à manger...
Quel ne fut pas mon effroi quand je vis la porte d'entrée déchaussée de ses gonds ! Mon angoisse se décupla considérablement lorsque me fut infligée la vision de la pièce où avaient pénétré d'énormes blocs de glace. Je ne peux plus reculer car pour la première fois de ma vie, je suis paralysée par la peur ! Sans trop comprendre comment, je finis ensevelie. Les membres engourdis, le souffle haletant et le corps complètement frigorifié, je me surpasse dans une lutte effrénée contre la fin de mon existence. Mais en vain, je vis ces instants ultimes qui précèdent le néant. Je ne ressens à présent plus rien, ni tristesse ni désespoir. Je sais que cette situation dramatique est sans issue.
Nous allons tous y passer, en terminer avec la vie. La fin du monde semble certaine, presque attendue. Je n'ai pas tort puisque c'est l'Apocalypse.

NDLA : Ceci est une fiction qui je l'espère ne dépassera pas la réalité.
Aυяέℓιε__©

# Posté le mercredi 23 avril 2008 15:18

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 10:38

|| Plumes à Papote ||Mon texte paru dans le numéro 2.

[Sujet 3]
Vous vous réveillez un matin dans un monde parfait. Racontez votre journée et expliquez pourquoi un monde parfait ne serait pas forcément l'idéal.


___Il est neuf heures du matin. Comme bon nombre de personnes à cet instant, je me réveille. J'entrouvre les yeux. J'aperçois alors la lumière claire du jour qui filtre à travers les volets de bois. Un sentiment d'enthousiasme m'envahit soudainement. Quelques instants plus tard me voilà sortie de ma chambre, habillée, mon sac sur le dos, prête pour partir au collège sans même avoir pris de petit-déjeuner. Je grimpe quatre à quatre les marches de l'escalier menant au rez-de-chaussée et je me dirige vers la cuisine.

___Personne ! L'étage est désert. Où est passé l'habituelle agitation matinale ?
Tout le monde est au travail ou à l'école. Un calme parfait. Trop peu pour moi. Je vais dehors, je ferme la porte d'entrée à clé. J'inspire une longue bouffée d'air frais, histoire de bien commencer la journée.
Neuf heures et demie, j'entends de loin le bus arriver. Hop, je descends la côte du lotissement et je cours ainsi jusqu'à l'arrêt de bus. J'ai cinq minutes de retard pourtant il est là, il m'attend ! A peine, suis-je montée que le chauffeur m'accueille d'un « Bonjour Mademoiselle ! » accompagné d'un sourire remontant jusqu'aux oreilles. Je lui rends son bonjour avec le peu de souffle qu'il me reste. La respiration saccadée, je m'assieds à la première place libre que je vois.
Le bus quitte le terminus. C'est parti pour une nouvelle journée.

___Le bus se remplit peu à peu... Etrangement, le brouhaha collectif n'est pas présent. On entend bien sûr quelques conversations mais silencieuses.
Seule, j'observe les passagers. Les filles sont impeccablement coiffées, les garçons vêtus de pantalons en daim, de chemises et de cravates. De plus, leurs voix sont nettes. Tandis que mes cheveux à moi sont en bataille. Et je me suis habillée à la va-vite : un jean délavé et un tee-shirt aux couleurs passées. Ma voix, n'en parlons pas.
Un quart d'heure après, je descends du bus puis j'entreprends ma courte marche quotidienne jusqu'au collège... Dans la rue, les gens arborent un dynamisme incroyable. Au fil de mon trajet de piéton, je m'aperçois que le dédain de leurs regards s'intensifie. Lorsque j'arrive, la fin de la récréation a sonné. Je file me ranger.

___En classe, je constate quelques changements dont un qui me saute aux yeux : tout le monde salue le professeur...sauf moi qui ai par mégarde omis cette règle la plus simple de politesse. Tous me toisent avec mépris.
L'enseignant fait l'appel puis nous remet les copies du contrôle trimestriel... Il passe dans les rangs et j'entre-aperçois en un éclair ma copie bariolée de l'encre rouge tant assassine...ainsi que ma note ! Zéro ?! Oh non, non... Pas ça ! L'instant suivant, elle est posée sur ma table. Une bulle écarlate se dresse, imposante, dans la marge. Je déglutis difficilement puis me tourne vers mes camarades...
Et alors ce fut comme si le temps s'arrêtait. J'éprouvai une sensation inconnue, celle de la solitude. Et comme si ce n'était pas suffisant, j'avais un mauvais pressentiment quant au déroulement de la journée. Ils avaient tous obtenu de très bonnes notes, leurs expressions de satisfaction me le confirmaient. Au cours de l'heure, le professeur ne fit que me réprimander. Troublée, je n'écoutais strictement rien de ce que celui-ci nous disait.
A mon grand soulagement, vint enfin le temps libre du midi. Les élèves prirent le chemin de la cour de récréation, théâtre de tous les évènements.

___Mes amies étaient en pleine discussion. Pour une fois, je n'avais pas de week-end passionnant à raconter. Je n'étais donc que spectatrice. Malheureusement, personne ne s'en préoccupait. Maintenant devenue invisible à leurs yeux, j'allai au réfectoire, les poings serrés. Je fis la queue puis m'installai à une table, en solitaire. Au menu : sushis, tagliatelles et part de mille-feuilles.
L'après-midi, nous avions deux heures de sport au gymnase. Dommage car je ne me sentais aucunement souple ou dispos. Vers quatre heures, je rentrai chez moi, de la même manière dont j'en étais partie. On pourrait prendre ça comme un retour à la case départ en quelque sorte.
Oh, stupeur ! Mes parents se trouvaient dans le salon. Ils me firent un long discours sur mon laisser-aller parfois ponctué d'un « Tu comptes t'en sortir comment ? » ou d'un « Réagis ! ».
Mais au fur et à mesure qu'ils me parlaient, leurs voix devenaient de plus en plus vagues... Je me sentis alors flotter dans les airs puis me réveillai.

___Tout cela n'était donc qu'un cauchemar ! Apaisée, je m'assis en tailleur sur mon lit et tentai de remettre les pensées en ordre dans mon esprit quelque peu confus...
Ah, quelle mauvaise expérience ! Tout, oui absolument tout, était dépourvu de défauts et je me voyais profondément exclue, minable.
Paradoxalement, tout être humain a plus ou moins peur de ne pas suivre le mouvement, de se faire dépasser par meilleur que lui. Maintenant, j'en étais sûre.

Aυяέℓιε__©

# Posté le mercredi 23 avril 2008 15:29

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 10:41

|| Plumes à Papote ||Mon texte paru dans le numéro 3.

[Sujet 1]
Vous vous réveillez, fourbu(e). Avec difficulté vous ouvrez les yeux et vous vous rendez compte que l'endroit où vous êtes vous est inconnu. Et ce reflet qui vous observe également.


___Quoi ? Déjà ? Ah, ce claquement de porte est sans aucun doute le signe que quelqu'un descend me réveiller. Comme d'habitude je fais semblant de dormir, juste pour savourer le dernier moment de calme avant le début d'une nouvelle journée. Pensant voir arriver un membre de ma famille d'une minute à l'autre, je prolonge l'attente. Inconsciemment. Un quart d'heure plus tard, toujours personne ! Je me décide enfin à émerger complètement de mon sommeil. J'ouvre les paupières...

___Et j'ai presque aussitôt envie de les refermer. Réconfortant mais inutile ; je dois affronter la dure réalité qui s'impose à moi. Je ne me trouve pas dans ma chambre. Cette nuit, je n'ai pas dormi dans mon lit douillet. Tout à coup, tout ne me parait plus si ordinaire qu'il y a un instant ! Mais si je ne suis pas chez moi en train de me réveiller tranquillement, alors où suis-je ? Etendue sur un pavé froid, dans un décor qui m'oppresse de plus en plus... Un plafond bas qui soutient quatre murs délabrés, imprégnés d'humidité. A chaque seconde écoulée, j'ai l'horrible sensation que ces parois se resserrent autour de moi. Oui, cette cave exigüe va m'engloutir et me tenir prisonnière à jamais !

___Non, ce n'est pas le moment de paniquer ! Si seulement je pouvais mettre ma claustrophobie de côté, l'enfermer à double tour une fois pour toutes ! Bon sang, que se passe-t-il ? Je n'ai pas lu le chapitre de ma propre histoire décrivant une mort affreusement lente, c'est ça ?! Pourquoi donc suis-je bloquée ici ? La frustration l'emportant, je me lève d'un mouvement brusque. Je scrute le moindre recoin, animée d'un infime espoir... Mais en vain puisque je ne trouve aucune véritable issue. En effet, il y a bien cette lourde et ancienne porte de bois massif à l'autre angle de la pièce. Elle est fermée à clé, dommage. Je suis loin d'avoir la force de l'enfoncer ! Je suis donc condamnée, à errer dans cette prison, jusqu'à le fin de mes jours. Ce n'était vraiment pas ma vision de l'éternité ! Désespérée, je me laisse retomber violemment sur le sol. Une flaque d'eau attire soudainement mon regard... J'y aperçois alors avec stupéfaction un reflet qui m'est inconnu. Je ne serais pas seule ? Qui est-ce ?
- QUI EST-CE ? hurlai-je prise de folie.
Une chevelure rousse ondulée descendant sans fin, une paire d'iris bleu azur... Un visage pâle évoquant ceux des poupées de porcelaine. Je n'arrive pas à chasser cette image de mon esprit ! Pourquoi ? Parce que l'inquiétude ne cesse de me gagner ! Enfin, une réponse aux nombreuses questions qui s'agitent dans ma tête.

___Pourtant ce n'est pas moi.
- Aucune ressemblance, tentai-je de me rassurer.
Troublée, je commence à tortiller une mèche de mes cheveux. Et puis je vois inévitablement mes mains... Non, SES mains ! Il y a une nette différence : mes doigts sont légèrement boudinés tandis que les siens sont longs et fins comme si l'on avait voulu en faire une ½uvre d'art... Enfin, seulement si l'on omet d'observer ses ongles rongés à cause d'un manque total de liberté. En fait, j'ai vu l'image de cette femme telle qu'elle était avant d'être séquestrée. Tant son rayonnement m'aurait paru naturel. Mais la réalité nous rattrape au grand galop... En apparence, ce n'est désormais plus qu'une silhouette filiforme. Ses cheveux sont devenus cassants, son dos courbé, ses épaules voûtées. Elle semble comme éteinte. On lui a volé son éclat, son âme. Elle est liée à un destin tragique. A défaut de pouvoir agir, il lui reste quand même sa liberté de penser... Et comme on nous le dit si souvent, l'espoir fait vivre. Cette femme aurait pourtant toutes les raisons de se lamenter mais elle se donne la force de résister. Je le vois dans ses yeux. C'est évident, même derrière son expression de réelle fatigue. Je l'admire vraiment.
- Arrête de jouer la philosophe, me dis-je sans le penser le moins du monde.

___Et moi, dans tout ça ? Nous ne faisons plus qu'une, c'est le cas de le dire ! Alors la question ne se pose pas. D'où vient-elle ? Pour quelle raison se trouve-t-elle ici ? Je retourne les poches de son jean et je finis par trouver sa carte de visite dans celle de gauche. Alors comme ça, elle s'appelle Carmen San Cruza. Elle vient de Bogota¹ et est journaliste au Tiempo²... A peine ai-je eu le temps de hiérarchiser mentalement ces informations que la porte s'ouvrit à la volée. Je m'empressai aussitôt de ranger la précieuse carte puis je relevai la tête. Et là le choc : dans l'encadrement de la porte se tenait imperturbable Alfonso, l'un des chefs des FARC³ ! Je le reconnus car je l'avais vu à maintes reprises dans des reportages de journaux télévisés. C'étaient de redoutables personnages parait-il. Cet homme vigoureux était également de grande taille...et mal rasé. Il avait les cheveux gras et les dents jaunâtres. Un regard glacial. Rien chez lui n'aurait pu paraître d'attendrissant. De plus, il portait un fusil sur l'épaule. Autrement dit, il valait mieux ne pas trop le contrarier. Assise, je me sentais absolument vulnérable. Brisant hâtivement le silence, il aboya :
- ¡ Levantate y sigueme ! 4
Je m'exécutai tout en protestant légèrement :
- Señor, ¿Adónde vamos ? 5
- Cambiamos de escondite. ¿No te recuerdas ? 6 me dit-il sèchement.
- Sí, sí 7, acquiesçai-je avec automaticité.
Je le suivis sans discuter, traversant de nombreuses galeries. Ainsi Carmen avait été enlevée ! Sûrement en avait-elle trop dit à propos des FARC dans un de ses articles. Evidemment, ce n'était pas une raison valable. Tout cela est si injuste ! Elle traitait l'actualité, elle faisait son métier. De mon côté, je m'en suis bien sortie...grâce à des notions apprises en cours d'espagnol. Je prie maintenant pour ne pas me faire démasquer.

___Après une heure de marche, nous arrivâmes au bout d'un couloir étroit, plus sombre que ceux parcourus auparavant. L'homme que j'accompagnais déverrouilla une trappe au-dessus de nos têtes. Il me poussa brutalement devant lui et pointa son arme entre mes deux omoplates. J'en conclus que c'était sa manière de m'inviter à monter la première. J'escaladai l'échelle à toute vitesse. J'allais enfin pouvoir respirer de l'air pur ! Une fois les pieds à terre, j'étais complètement ahurie. J'assistais à un coucher de soleil en pleine jungle colombienne ! Cela voulait dire qu'un temps infini s'était écoulé dans cette prison souterraine. J'avais survécu, comme d'autres otages, à l'absence de contacts humains et de nourriture. Une centaine de combattants nous observait. Alfonso me présenta ainsi de sa voix sonore :
- Este mujer no debe escaparse. ¡ No pierdan de vista a ella ! 8
Une escorte de dix personnes se forma instantanément à mes côtés. Alfonso prit la tête. Le trajet dura plus de deux heures. La faim me tiraillait mais je devais résister à tout prix ! J'étais sur le point d'hurler à tout moment, tellement cela m'était insupportable.

___Puis n'y tenant plus, je commençai à échafauder un plan d'évasion... La première moitié du rang regardait tout droit, préoccupée par le chemin. Dans la deuxième moitié, les conversations battaient leur plein. Même ma garde avait réussi à se distraire. Parfait ! Il me fallait donc quitter le rang en un rien de temps...et me cacher au premier endroit venu. Mais sans me faire repérer ! Un...deux...trois...MAINTENANT ! Je me mis à courir comme je ne l'avais jamais fait de toute ma vie. Ne pas se retourner, courir ! Ces quelques mots résonnaient en écho dans ma tête. Ils suffisaient à commander mes gestes. J'entendis bientôt des cris de rage et le martèlement d'une centaine de paires de pieds sur le sol. J'essayais de les distancer mais la faiblesse se fit sentir. Je dus peu à peu ralentir. Eux redoublaient d'efforts. J'arrivai soudain au sommet d'une cascade digne des chutes du Niagara... Ils s'arrêtèrent vingt mètres derrière moi. J'étais prise au piège. C'était soit retourner en captivité ou mourir. J'optai pour la seconde solution.
- CARMEN, m'appela Alfonso avec frénésie.
Hé, la brute était bien embêtée ; il fallait que je sois ramenée sauve au chef principal. Mais ça n'aura pas lieu d'être puisque Carmen mourra...et moi avec. Ensemble, nous allions quitter ce monde inhumain. Peut-être auriez-vous eu honte à ma place. Honte de tuer une autre personne. Mais je ne suis pas Carmen, j'occupe simplement son corps. Je n'ai pas son courage. Je jetai un regard en arrière, à cette foule d'hommes et de femmes armés, fous de rage, sans c½urs... A cette vision, je me réjouis d'un rire léger. Ils ne m'auraient pas. Je respirai une ultime fois et fis ce pas qui sépare la vie de la mort. Je m'élançai enfin pour disparaître lors du saut de l'ange.

1. Capitale de la Colombie.
2. Quotidien national colombien.
3. Forces armées révolutionnaires de Colombie.
4. « Lève-toi et suis-moi ! »
5. « Monsieur, où allons-nous ? »
6. « Nous changeons de cachette. Tu ne te souviens pas ? »
7. « Oui, oui. »
8. « Cette femme ne doit pas s'enfuir. Ne la perdez pas de vue ! »

NDLA : Ne soyez pas choqués par la fin de cette histoire. Elle reflète simplement la façon dont nombre de personnes auraient agi en de telles circonstances.
Aυяέℓιε__©

# Posté le mercredi 23 avril 2008 15:38

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 10:42

********Réflexion

********Réflexion
____________________Mon esprit aux allures trop souvent dissimulées
____________________Sous un masque d'inexpressivité
____________________Cache des émotions frénétiques
____________________Et quand je laisse la détente m'enivrer
____________________Des larmes au sourire je peux passer
____________________Mais le plus souvent,
____________________A peine arrivé l'arc-en-ciel que revient le mauvais temps !
____________________Tout cela ne parait-il pas énigmatique ?
____________________Suis-je lunatique ?

Aυяέℓιε__©

# Posté le mardi 29 avril 2008 11:57

Modifié le jeudi 23 octobre 2008 10:42